Le verre est connu depuis 2000 ans av JC, il était mis en oeuvre par les Egyptiens, et on a retrouvé à Pompéi des verres de couleur qui étaient utilisés dans des appartements comme éléments de séparation.
C'est un moine, au XI e siècle, Théophile qui a mis par écrit l'ensemble de la théorie relative à l'art du vitrail. Les premiers vitraux dans l'art religieux datent des Mérovingiens... et les restes connus proviennent de la vallée du Rhin, avec un Christ, ou d'Allemagne avec une datation approximative du IXe siècle.
Le verre du vitrail est obtenu par la cuisson à 2000 °C d'un mélange de sable et de cendre de hêtre. Lorsque le verre est liquide, il est mis en plaque par soufflage d'une boule creuse transformée en un cylindre lequel était fendu selon la méthode de Théophile. Une autre méthode utilisant la force centrifuge permettait d'obtenir un disque de 4 à 5 millimètres d'épaisseur.
La couleur est obtenue en incorporant différents oxydes métalliques. Le bleu provient de l'addition de manganèse, ce sera la méthode utilisée à Bourges, alors qu'à Chartres, cette teinte, était obtenue avec de l'oxyde de cobalt.
Le vert est fabriqué avec des oxydes de cuivre, tout comme le rouge, alors que le jaune est produit avec des oxydes d'antimoine, ces derniers étaient très coûteux.
Les vitraux servaient essentiellement à l'enseignement des jeunes clercs, car Bourges possédait au début du XII e siècle une école épiscopale,
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